Dîner avec chandelle

« Je peux entrer ? J’ai besoin de mon gel pour les cheveux » Je m’écarte de la porte de la salle de bain pour te laisser pénétrer dans la pièce. Tu jettes un œil à ma robe en entrant. Je me replace devant le miroir pour finir de me maquiller, alors que tu t’approches par derrière. « Tu as mis ton soutien-gorge noir, sous le bustier ? » demandes-tu innocemment tout en écartant gentiment l’élastique sous mes omoplates pour jeter un oeil. « Pas besoin, la robe est suffisamment rembourrée pour que je me permette de ne rien porter en dessous », dis-je d’un ton tout aussi innocent. Je capte la lueur dans ton regard alors que je mets mon mascara, la bouche entr’ouverte et la tête légèrement renversée vers l’arrière. « Franck… » préviens-je sur un ton qui me parait suffisamment autoritaire pour arrêter ta main qui glisse entre ma peau et le bustier, de mon dos à mes seins. « Tu ne me crois pas, pour te sentir obligé de vérifier par toi-même ? » Mon froncement de sourcil te fait rire, et ta main passe de mon sein droit à ma gorge, alors que je tiens toujours le goupillon du mascara. J’arrête mon geste, tu bascules ma tête sur la droite et dépose un baiser à mi-chemin entre mon oreille et mon épaule. « Tu as de la chance que la résa soit à 20h. Tu ne perds rien pour attendre » ajoutes-tu avant d’attraper ton gel et de quitter la salle de bain.

 

                                                                        ***

Tu examines d’un air pensif le menu du restaurant avant de me demander « C’est quoi leur spécialité ? » Je pose mon propre menu sur la table, en couvrant mon assiette. « Aucune idée, c’est la première fois que je fous les pieds ici. » Ton regard glisse vers moi, mais tu n’as pas bougé d’un iota, tu sens venir le piège. « Peux-tu me dire alors pourquoi tu as autant insisté pour qu’on vienne manger ici et pas ailleurs ? » Je bascule mon buste vers l’avant. Mes cheveux glissent sur mes épaules. « Ca, mon chéri… » commence-je en attrapant ta main qui agrippe toujours le menu, « c’est pour ma propre spécialité… j’ai remarqué que les tables étaient étroites et les nappes, longues. » Je n’ai pas fini ma phrase que tu sens mon pied, débarrassé de son escarpin et gainé de son bas, remonter le long de ta cuisse. Il se fraye un chemin entre tes jambes, les écartant au passage. Tu bascules ton bassin pour me laisser manœuvrer plus facilement. Je commence à te masser doucement avec ma plante de pied. Voyant que ma jambe est suffisamment longue pour jouer quelques minutes sans que je m’attrape une crampe, j’éclate de rire. J’embrasse chacun de tes doigts avant de libérer ta main et je m’adosse à ma chaise. Je te regarde : tu es plus amusé qu’excité. Il va falloir augmenter la dose. « Tu as choisi ce que tu allais dévorer ? J’ai faim. »

 

                                                                        ***

« Vous souhaitez un café, un dessert ? » J’acquiesce d’un sourire et tu demandes les cartes. Je n’ose pas regarder le serveur, tant j’ai l’impression qu’il est marqué sur mon visage que j’ai qu’une envie, c’est que tu me prennes. Tu le vois et tu rigoles. « J’adore quand tu es gênée… » murmures-tu en me tendant ma carte. « Parce que toi, tu n’es jamais décontenancé ? » « Avec toi, si… concèdes-tu. Mais moins souvent que tu ne l’es. » Je souris. « Je t’abandonne, je dois aller aux toilettes. Tu me commandes un cheesecake, s’il repasse ? Coulis fruits rouges, s’il te plait. Ou un tiramisu. Surprends-moi. »

Quand je reviens quelques minutes après, je souris. Tu le connais, ce sourire. « Qu’est-ce que tu manigances ?… » me demandes-tu, soupçonneux. Pour toute réponse, je dépose une boule de dentelle noire sur la nappe en coton blanche. Tu mets quelques secondes avant d’attraper mon string et de le fourrer dans ta poche. « Ok. Tu as gagné. »

 

                                                                        ***

J’ai du mal à empêcher tes mains de se glisser sous ma robe sur les quelques mètres qui nous séparent de ton bolide. « Franck… tu vas pas montrer mes fesses à tout le quartier, si ??? » fais-je semblant de m’agacer. Tu grommelles que j’ai qu’à pas me balader sans culotte. Devant ton expression renfrognée de sale môme, j’éclate de rire. Je m’adosse à la voiture, je t’attire à moi, et pendant que tu m’embrasses, je glisse ta main entre mes deux cuisses et me colle à toi, pour dissimuler tes gestes. Tu remontes trop rapidement, je frissonne. Tu t’appuies sur moi et me coinces contre la voiture. Alors que tes doigts se faufilent en moi, je bascule mon bassin vers l’avant. Tu t’écartes au bout d’une ou deux minutes. « Si on rentre pas tout de suite à l’appart, je te préviens, je te prends sur le capot. » Je te repousse gentiment. Tu secoues la tête pour remettre tes idées en place et contournes l’avant de la voiture. Quand tu refermes la porte, je suis assise à ma place, face à toi, et je te regarde. « Putain ce que t’es sexy… Je suis tout dur. » Tu introduis la clé dans le contact. Je pose ma main sur la tienne pour arrêter ton geste. Tu me regardes. Je fais non de la tête, sans me départir de mon sourire. Je regarde à droite, à gauche. Tu t’es garé non loin d’un lampadaire, c’est un peu grillé, mais à plus de 23h, ça n’a qu’une importance toute relative. Ma main quitte la tienne pour se poser sur ton pénis. Puis elle s’attaque à la fermeture de ton pantalon, bientôt aidée de l’autre. Tu ouvres la bouche, je refais non de la tête. Tu te tais et tu fermes les yeux alors que je plonge vers ta queue. Je commence à te sucer gentiment, en prenant tout mon temps. Je prends appui sur mes mains, qui enserrent ta queue alors que j’avale ton gland. Ta main droite glisse dans mon bustier. Je me cambre pour te laisser le champ libre pour tout ce que tu pourrais souhaiter attraper. J’ai envie de te faire plaisir, d’être à ta merci. Ta main remonte ma robe et commence à me caresser. Je sens à ton rythme que tu prends ton temps, que tu savoures, et que si je n’accélère pas le mouvement, on y sera encore demain. Je bascule la tête sur tes cuisses, lève le regard et commence à te branler. « Chéri… attrape les mouchoirs… j’ai envie que tu viennes vite, pour qu’on rentre vite… et que tu me prennes vite. Mais longtemps… » Tu souris, tout en attrapant de la main gauche le paquet de mouchoir en papier qu’on a laissé dans la porte conducteur voilà quelques semaines, après une balade en forêt torride. « On est pas pressé… chuis bien, là… » « Oh que non, mon ange… j’ai trop envie de toi pour qu’on passe la soirée ici. » J’accentue mon geste, je maintiens la pression. Tu soupires. J’entoure ta queue de ma langue, je t’avale, je t’aspire, je suis partout, agile, fiévreuse. Tu poses ta main sur mon cou, je comprends que tu vas venir, je m’écarte, je finis avec ma main. Tu exploses. Je me redresse sur mes mains, à moitié à quatre pattes sur les deux sièges avant. Je te fais un rapide bisou sur le nez. « Allez, ramène-moi. J’ai encore faim de toi. »

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