Le fou du roi (fin)

(Alors, lecteur, tu étais en vacances et tu découvres qu’il te manque des bouts de ma nouvelle ? Pas de panique, tu as la première partie ici, la deuxième  et la troisième à cet endroit… Va pas te spoiler !)

(…)

Friedrig Plinéon a convoqué son Haut Conseiller et la Sagesse pour un entretien privé. Il les regarde gravement.
– Que savez-vous sur Sylvana Frac ?
Le Haut Conseiller a un sourire narquois, la Sagesse l’observe intensément.
– Rien, Majesté, hormis qu’elle semble avoir touché votre cœur. En tout cas, j’espère qu’il s’agit bien de cela, et non d’une lubie. Dans ces contrées, les liaisons ne sont pas bien vues, et si votre histoire n’est que luxure, vous risquez de faire du tort à sa réputation.
Le Haut Conseiller émet un petit ricanement.
– D’après ce que j’ai compris, sa réputation est déjà bien mal en point.
Puis, voyant que le regard de Friedrig s’assombrir, il ajoute.
– Il a bien fallu enquêter, quand j’ai vu votre inclination envers elle. C’est la troisième des sept filles de Frac et leur entente n’est pas au beau fixe. La petite lui tient souvent tête, en privé comme en public. Elle a eu quatre ou cinq amants connus, semble-t-il. Mais j’ai eu du mal à obtenir des informations, le père essaie d’étouffer les frasques de la fille.
Il hausse les épaules.
– Je ne comprends décidément pas les us et coutumes de ces gens.
Friedrig se caresse la barbe d’un air songeur.
– Notre… relation est-elle de notoriété publique ?
Le Haut Conseiller prend le temps de trouver ses mots.
– Eh bien… Malgré toute la discrétion dont vous avez pu faire preuve… Le personnel du château parle, mon Couronné. Je ne serai pas étonné qu’Harban Frac en ait été informé dès les premières heures. Ce qui me surprend plus, c’est son absence de réaction. Je n’aime pas ça.
– Il ne tomberait donc pas des nues si je propose d’épouser Sylvana ?
La Sagesse déglutit, le Haut Conseiller opine du chef.
– Sans doute que non. De plus, une union entre les deux peuples serait garante d’une paix plus durable.
– Vous en êtes déjà là, Sire ?
Friedrig regarde la Sagesse sans la voir.
– Disons que je l’espère. Mais je ne ferai rien sans son consentement.

– Il va me tuer, Friedrig. Tu signes ma condamnation avec tes projets insensés.
– Il est sans doute déjà informé de notre liaison, de toutes manières. J’essaie de te sortir d’une existence terne.
Sylvana le toise, des étincelles de colère dans les yeux. Et peut-être une pointe de déception.
– Il ne s’agit donc que de cela, Friedrig ? Tu veux donc uniquement jouer au chevalier en armure qui sauve la jeune demoiselle en détresse ? Je n’ai pas besoin d’être sauvée, ni maintenant, ni jamais. Je sais prendre soin de moi seule.
Friedrig se vexe aussitôt.
– Si c’est de cette manière que tu vois ma proposition, effectivement…
Elle se rapproche des feuilles tombantes de leur saule pleureur, sous lequel ils se sont déjà réfugiés, après le banquet, voilà des semaines, et les fait glisser entre ses doigts.
– Qu’est-ce qui t’a attiré chez moi, Friedrig ? L’opportunité, le sexe facile, le fait que je sois la fille du roi ?
– Je ne savais même pas qui tu étais, quand j’ai cru que tu allais te balancer du haut de la muraille !
Elle change de sujet, consciente d’être ridicule.
– Elle serait comment, notre vie, à Sélène ?
– La même qu’ici. Sauf que nous n’aurions plus à nous cacher. Que tu vivrais officiellement dans nos appartements. Que tu m’apporterais soutien et conseil dans mes décisions, si tel est ton désir. Tu pourrais également suivre des leçons, ou lire, ou je ne sais quoi. Tu seras reine de ta vie.
– Tu me proposes une union de raison. J’ai besoin de plus.
Friedrig se passe la main dans les cheveux.
– Je ne comprends pas ce que tu veux. Je passe mes nuits avec toi, je te retrouve dès que j’ai un instant de libre…
– Pour le sexe, oui.
– Non, pas uniquement. J’aime être avec toi.
Sylvana le regarde par en-dessous, essayant de lire entre les lignes.
– Je ne veux pas que tu m’amènes avec toi par pitié.
– Ce n’est pas le cas.
– Je ne veux pas me déraciner pour que tu te rendes compte, dans ton pays, que je n’ai plus rien d’exotique. Que ta marotte t’est passée une fois rentré.
– Qui peut savoir à l’avance si une union va fonctionner ou pas ?
– J’ai peur.
– La peur incite à l’immobilité. Elle est mauvaise conseillère. Le guerrier, s’il écoute sa peur, reste paralysé sur le champ de bataille et y laisse sa vie. Les parents ne feraient pas d’enfant. La peur ne sert à rien, sinon à t’empêcher de vivre.
Sylvana se tait quelques instants. Qu’aurait-elle à perdre, effectivement ? Sa vie avant Friedrieg n’était pas exaltante. Elle voit le bien qu’ils se font, bien avant le mal qu’ils pourraient se faire. Depuis lui, elle habite chaque parcelle de son corps, prend possession de l’intégralité de son enveloppe charnelle, se déployant, se défroissant de l’intérieur. Comme une fleur exige de l’eau pour s’épanouir, elle est persuadée qu’une femme a besoin d’amour et de désir. A chaque coït, elle se sent exister, comme si vider le Couronné lors de l’orgasme la remplissait de vie.
– D’accord. Parle-lui.

Friedrig Plinéon se présente ce matin-là nerveusement devant Harban Frac. Le vieux Couronné est assis sur son trône, confectionné sur mesure pour contenir le ventripotent seigneur. Ses petits yeux porcins semblent lire à travers Friedrig, dont l’anxiété monte d’un cran.
– Eh bien, Plinéon, quelle est donc cette appréhension que je crois déceler en vous ? Auriez-vous quelque chose à me demander ?
Il sait. Il sait et s’amuse de la situation. Ses espions sont redoutables, de toute évidence. Ou le vieux fourbe est bien plus intelligent qu’il ne se laisse deviner. Friedrig sourit, mais l’éclat de ses dents n’éclaire pas ses yeux.
– Je suppose que vous n’êtes pas sans ignorer que j’ai une affection toute particulière pour votre fille, Sylvana. Et j’espère du fond du cœur qu’il en est de même de son côté.
– Si vous appelez affection cette gymnastique que vous pratiquez tous les deux et qu’elle aime également pratiquer avec tant d’autres, effectivement, j’en suis informé. Et je vous ai laissé batifoler avec elle en me disant que cette distraction vous épuiserait et vous mettrait dans de bonnes conditions pour accepter les miennes.
Friedrig retient sa colère et continue.
– Je souhaite épouser votre fille, Frac. L’amener avec moi à Sélène.
– Pourquoi donc ? Nos femmes sont-elles plus douées à l’horizontal que les vôtres, pour que vous soyez prêt à vous charger d’un paquet bien encombrant pour votre voyage de retour ?
– Il ne s’agit pas de ça. C’est une femme admirable, à tous points de vue.
– Allons bon. Je connais ma fille, Plinéon. Et c’est en toute amitié que je vous confirme que son entêtement, ses mauvaises manières, malgré tout ce que sa mère a tenté de lui inculquer et les châtiments corporels que je me suis fatigué à lui infliger de ma propre main, sa propension à réfléchir quand on lui demande juste de se taire, et son obstination à refuser d’obéir à tout ordre donné feront d’elle une piètre épouse.
– Ce sont justement ces qualités qui me font penser tout le contraire.
Le vieux Couronné semble soudain songeur.
– Que me coûtera cette union ? Quelle dot demandez-vous en échange ? De l’or ? Des terres ?
– Rien, Sire. Juste l’assurance que nos deux pays seront désormais amis, maintenant que nos deux lignées ne font qu’une. Et je peux vous assurer que je ferai tout pour le bonheur de votre enfant, puisque je ne peux douter qu’un père s’inquiète de cet aspect.
Harban plonge son regard dans celui du Couronné sélénite.
– Je ne peux empêcher un homme de courir vers sa propre perte, quand celui-ci semble aussi obstiné. Et, ma foi, vous remercie de cette épine que vous m’enlevez. Je ne sais pas ce que j’aurais fait d’elle. Soyez assuré de l’amitié de nos deux maisons, donc. Je consens à cette union, même si je n’y comprends rien, et vous souhaite bien du courage.
Le fiel du vieux souverain ne parvient pas à entacher le bonheur de Friedrig.
– Puisque, désormais les négociations sont achevées, je ne vous retiendrai pas plus longtemps. Votre délégation puise dangereusement dans nos réserves, et l’hiver approche. Je dois penser à la survie de mon peuple avant tout.
– Je comprends vos prérogatives, Frac. Nous partirons demain, le temps de rassembler nos effets et de préparer mes troupes.
Le plus vite possible. Avant qu’il ne change d’avis.

Sylvana attend Friedrig dans sa chambre en faisant les cents pas. Quand le Sélénite entre dans la chambre, il la voit tordre nerveusement ses mains, dans sa robe marron qu’elle affectionne pour sa simplicité.
– Tu peux l’emmener, si tu veux, parce que j’aime cette robe dans laquelle je t’ai vue pour la première fois. Mais à Sélène, nous t’en ferons fabriquer d’autres. Promis, tu n’auras plus besoin de porter de corset. Plus jamais.
Elle met quelques secondes à comprendre ce qu’elle vient d’entendre. Il aurait voulu qu’elle se jette dans ses bras. Mais elle reste à quelques mètres, le regardant par-dessous.
– Il a accepté ? Vraiment ?
Friedrig opine du chef.
– Sans contrepartie ?
– Aucune, si l’on met de côté qu’il souhaite que nous partions au plus vite.
La jeune femme brune fait un pas vers lui.
– Et… Comment te sens-tu ?
Friedrig fronce les sourcils.
– Quelle est ta réelle question ?
– Tu ne regrettes pas ta proposition, maintenant qu’elle est tangible ?
Friedrig soupire et franchit la distance qui les sépare. Il passe son bras autour de sa taille, et l’attire vers lui.
– Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Je ne suis pas devin. Mais je te promets juste d’être sincère et transparent avec toi. Arrête de te poser des questions et de réfléchir dans le vide, à ma place.
Il lui embrasse le front. Alors, elle se détend et se laisse aller contre son torse. Machinalement, elle caresse la prothèse à travers la chemise.
– J’emmène la robe. C’est la seule chose que j’ai pu choisir et m’offrir moi-même.
– En faisant du troc. Tu vois, tu seras chez toi, à Sélène.
Elle sourit et frotte son bas ventre contre celui du Couronné.
– Elle s’enlève facilement, même avec une seule main.
– Ah bon ? Puis-je vérifier par moi-même ?
Elle le laisse la déshabiller en riant, peu importe le temps que cela prend. Puis elle l’aide à en faire autant. Bientôt, il la retourne et la penche contre le pied du lit, auquel elle s’accroche.
– Ecarte tes cuisses, et tes fesses. Je veux me voir aller et venir en toi.
Sylvana obéit sagement, tenant ses globes charnus dans ses mains et appuyant ses seins contre la colonne en bois massif du baldaquin. Elle rit intérieurement. Son père avait tort, de vouloir lui faire porter un joug. La vraie soumission ne s’obtient qu’avec un consentement éclairé. Mais ses pensées reviennent instantanément à son futur époux, qui la pénètre de plus en plus rapidement. Elle sait qu’elle le sentira pendant quelques jours, vu la vigueur qu’il déploie. Elle aura également des ecchymoses sur la hanche, parce qu’il ne réalise pas encore qu’il a pris de la force dans sa main gauche, à force de s’en servir pour tout, y compris pour se maintenir en équilibre en elle. Des petits points bleus et verts qu’elle regardera évoluer au fil du temps avec fierté, comme si elle était marquée par lui. Bientôt, le rythme est presque insoutenable : les fesses claquent en cadence, émettant un petit bruit sourd à chaque poussée, bougeant au rythme des coups de reins comme dotées d’une vie propre. Elle se cambre plus, autant pour exciter l’homme derrière elle que pour soulager son dos et assurer sa position sur ses jambes qui tremblent. Très vite, les grognements s’intensifient pour s’achever dans un râle et elle sent les mouvements s’arrêter, les pulsations dans son sexe, et la semence couler le long de sa cuisse quand il se retire. Il vient s’allonger sur le lit et tapote la place à côté, pour l’inciter à venir se coucher à ses côtés.
– C’était bien ?
– Oui… Mais insuffisant pour moi.
Il la regarde, désolé de ne pas lui avoir rendu ce plaisir qu’il a pris d’elle. Elle sourit.
– Oh, je n’ai pas dit mon dernier mot…
Alors, elle se colle à sa prothèse, et commence à se frotter. Doucement, en cherchant la bonne position, tout en le regardant de ces yeux de chatte qui l’affolent. Quand elle a trouvé l’appui et la pression idéale, elle accélère ses ondulations.
– Je ne te fais pas mal à ta cicatrice ?
Il déglutit et secoue la tête, hypnotisé par le mouvement des hanches, par ce sexe contre son bras artificiel. Enivré par cette odeur de stupre, mélange de leurs deux parfums intimes, par cette flagrance qui n’appartient qu’à eux, pendant l’amour, et qui flotte longtemps dans les airs, bien après, quand leurs jambes s’enchevêtrent pour se reposer. Fasciné par ces bruits moites de la chair contre la matière, par ces gémissements entre le murmure et la complainte, alors que le plaisir la gagne. Perdu quand elle pose ses lèvres contre les siennes, mêlant leurs haleines, le goût de leurs bouches, au moment ultime où elle baisse sa garde et rend les armes, totalement à lui.

Le chemin du retour fut long, du royaume des Fracs à celui des Sélénites. Pourtant, Sylvana en a savouré tous les instants, le dos plaqué au torse de Friedrig, sur le même cheval. Elle a poussé des cris d’émerveillement en découvrant la Mer de la Sérénité, étendue paisible d’eau salée gris clair. Elle a observé chaque paysage avec la joie simple de celui qui n’a jamais voyagé, posant des questions sur ce pays qui serait prochainement le sien, avide de connaître les coutumes qui bientôt rythmeraient son quotidien. L’homme a répondu à toutes ces interrogations de bonne grâce, heureux de voir l’excitation prendre le pas sur la peur et la tristesse de quitter sa mère et ses sœurs. Il y a décelé également une once de culpabilité de les abandonner dans ce pays sombre et triste où elles n’auraient d’autre avenir que celui de mères pondeuses, mais s’est abstenu de retourner la dague dans la blessure. Il a préféré profiter de ce trajet comme d’une lune de miel avant ses noces et s’est félicité d’avoir osé formuler sa demande à chaque fois que les cheveux bruns ont caressé sa barbe auburn, que son bras a resserré son étreinte autour de la taille fine de sa future femme. L’arrivée au château a fait grand bruit et Sylvana a pu mesurer le respect qu’inspirait le Couronné des Sélénites à son peuple, quand celui de son père n’affichait qu’une crainte légitime. Les préparatifs du mariage ont été vite expédiés, le couple craignant un revirement du côté d’Harban Frac. En quelques jours, les tables de fortune ont été installées dans la prairie des Cérémonies, des amuseurs ont été mandés dans tout le pays et des invitations envoyés aux souverains voisins, amenées ventre à terre par des destriers poussés à leur maximum. Sylvana a refusé que des couturiers s’affairent nuit et jour à lui confectionner la traditionnelle robe couleur lune des épousées, préférant porter sa robe marron et arborant, sans le savoir, les couleur du Dieu Cornu, du cerf des bois, la divinité masculine. Ce qui fit beaucoup rire Friedrig qui opta, lui, pour une tenue blanche, symbole de la Déesse Mère. Ainsi, les choses étaient posées, les rôles, indéfinis, interchangeables, portant le message que leur union serait placée sous le signe de l’équité.
En enfilant ses habits de noces, ce matin, Friedrig se dit qu’un jour pareil doit être un jour de fête pour tous. Accompagné du Haut Conseiller, il se rend dans les cachots où s’ennuient deux ou trois pauvres hères qui n’avaient pas respectés les lois du pays. Dans la dernière cellule, le fou du Couronné, allongé sur une paillasse, les bras derrière la tête, fixe le plafond. Mais un grand sourire illumine son visage quand il aperçoit le monarque.
– Sire, je suis bien content de vous voir.
Le Couronné sourit à son tour, tant pour cacher sa honte de l’avoir oublié dans le cachot que pour le remercier de ne pas sembler lui en tenir rigueur.
– Mes félicitations en ce grand jour !
– Akram, je viens t’annoncer que ta libération est également pour aujourd’hui.
– Merci, merci, Monseigneur ! J’avoue que ces moments de réflexion m’ont permis d’inventer de nouveaux tours et jeux de mots, mais je commençais à trouver le temps long.
Le Couronné rit, puis se dirige vers la grille pour sortir. Au dernier moment, il se ravise.
– Akram… J’ai une question, avant de m’en aller… Le jour du banquet… Pourquoi m’avoir dit « tant mieux » ? Et insister, alors que, visiblement, la réponse me contrariait, en plus de me faire du mal ?
Le bouffon se redresse et s’assied sur la paillasse.
– Vous me reposeriez la même question à ce jour, que vous obtiendriez la même réponse. Tant mieux que vous ayez perdu votre bras.
Friedrig, au lieu de s’énerver, le juge intensément.
– Pourquoi, bouffon ?
– Parce qu’à toute chose malheur est bon, Monseigneur. Nous croyons que les Dieux se jouent de nous et nous punissent, mais je crois, sincèrement, que rien n’arrive par hasard, et que les Dieux n’ont pas pour but de nous châtier, mais de nous rendre meilleurs. Avec vos deux bras, qu’auriez-vous fait ? La guerre ? Peut-être que les Dieux ne le souhaitaient pas. Peut-être que vous êtes sorti grandi de ce tournoi. Diminué, mais grandi.
Friedrig sourit, pensif.
– Akram, fais demander une tenue au château, en mon nom. Aujourd’hui, tu manges à ma table. Comme invité d’honneur.

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Auteur : Aurore Baie

J'aime écrire. A vrai dire, c'est mon métier. Mais on écrit pas toujours ce qu'on l'on veut, au boulot. Alors je m'offre ici une salle de jeu... Bienvenue dans mon recueil de nouvelles érotiques! Il va sans dire que tous les textes publiés ici sont des créations originales... Pas touche sans accord ! Merci !

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