Mon Diable

De : ange&demon82@gmail.com
A : diablotin79@yahoo.fr
Dimanche 3 juillet 2016 – 22h22

Mon Diable,

Comme toujours, je me languis de ton retour. Ces moments où nous sommes séparés me hantent de plus en plus. Ils tourmentent ma tête, mais surtout, mon corps. Et je me raccroche aux derniers moments que nous avons passés ensemble.

Oui, j’ai des flashs, depuis notre rendez-vous de la semaine passée… Qui m’assaillent aux moments les plus inopportuns, que ce soit lors du bain des enfants ou pendant une réunion de présentation. Je me disperse, m’arrête plus que de raison sur une slide de Powerpoint, sous l’œil interrogatif du client qui se demande si je tarde à dévoiler le plan de communication pour ménager mes effets. Ah, s’il savait que c’est uniquement pour tenter de chasser ces sensations obsédantes qui me reviennent… Ma frustration de ne pouvoir te sentir dans ma chatte à cet instant précis. Celle de ne pouvoir dormir entre tes bras en rentrant ce soir. Celle de n’avoir eu qu’une heure avec toi avant que tu ne partes pour l’aéroport. J’aime te retrouver dans la chambre et savoir que tu vas jouer avec mon corps pendant des heures. Que tu vas me sauter dessus dès mon entrée, comme si ta faim de moi ne pouvait pas attendre une minute de plus. Je n’ai pas eu assez de toi, vendredi.

Cet après-midi, mon désir s’est fait trop douloureux. Après avoir rempli mon rôle de parfaite maman et cuisiné des gâteaux pour le dernier jour d’école des filles, je me suis enfermée dans la salle de bain, alors qu’elles jouaient chez la voisine… J’ai commencé à me déshabiller. À me regarder sous toutes les coutures pour voir s’il y avait encore des traces de notre dernier corps à corps sur le mien. J’ai toujours une marque sur la fesse droite, souvenir de ton emportement lors de notre dernière chevauchée. Elle se remarque à peine, mais moi je sais qu’elle est là. Je sais à quoi elle correspond et l’excitation monte aussitôt à cette pensée.
Je me suis demandée si tu aimerais ce que tu verrais, si tu étais là. J’ai frôlé mon corps en regrettant que ce ne soit pas toi qui l’effleures, le palpes, le fouilles, le manies, ton regard rivé au mien, guettant la moindre de mes réactions. Ces instants où tu bloques mes mouvements pour me masturber à ta guise et où j’ouvre grand la bouche pour aspirer une goulée d’air, comme un poisson hors de l’eau, parce que tu me mets dans un tel état que j’en oublie de respirer.
J’ai caressé mes tétons, qui ont vite durci. Je sais que tu les aimes, mes petits seins qui regardent fièrement le ciel dès qu’ils dardent. Mes « seins de jeune fille », comme tu les appelles. Jeune fille… Avec toi, je peux être ingénue, mais la plupart du temps, tu me fais sentir femme. Une femme pleine de désirs que tu sais faire éclore.
Mes mains se sont égarées plus bas. Séparant mes lèvres pour aller y puiser ma liqueur et l’appliquer généreusement sur mon sexe, sur mon clitoris. Les yeux clos, je me suis imaginée porter les doigts à tes lèvres, te faire goûter à quel point tu m’excites, à quel point mon odeur change quand je pense à toi. Je me suis rappelée ton regard quand je t’ai chevauché, sur la chaise, m’empalant frénétiquement sur ta queue alors que tu tétais mes mamelons, que tu les mordillais, mêlant tes grognements aux miens. Des grognements qui n’avaient plus rien d’humain. Nos rapports sont aussi sauvages que des accouplements de fauves, où chacun exprime l’animal en lui. Toi en me mordant la nuque, moi en ondulant de la croupe pour te sentir au plus profond de moi, pour te garder prisonnier de mes entrailles.
C’est alors que j’ai vu l’heure, le temps qui avait filé. Comme toutes les mères, j’en manque cruellement, je cours après toute la journée. Et mes masturbations n’échappent pas à cette loi. Si j’avais attendu le soir que les petites dorment, peut-être… Mais je n’avais pas su rester raisonnable et il fallait désormais soulager cette tension dans mon ventre. Alors, je suis entrée dans la cabine de douche. J’ai fait couler l’eau tiède sur mes épaules, ma poitrine, ma taille, ma vulve. J’ai activé le pommeau en position massage, l’ai amené à l’orée de mon cul. Ce cul auquel tu voues un culte, l’honorant aussi souvent que mon vagin, de tes doigts, ta langue ou ton dard. J’y ai glissé un doigt pour tenter de te sentir avec moi et appliqué le jet sur mon bouton. Je l’y ai pressé fort, sentant que je ne mettrais pas longtemps à jouir alors que mon majeur explorait mon fondement. J’ai bougé mon bassin et appuyé mon front contre le verre de la cabine, fermant les yeux, t’imaginant adossé au lavabo, les bras croisés, dans la position que tu affectionnes quand tu me demandes de me branler pour toi sous la douche. Quand ton regard court sur ma peau nue et me fait ressentir comme une brûlure. Quand ton impassibilité fait écho à mes gémissements. Parfois, après mon orgasme, tu m’amènes ton gourdin à sucer et tu finis sur mes seins que je n’ai plus qu’à rincer. Mais, souvent, tu me sors de la cabine, m’essuies sommairement avec des gestes tendres et me traînes jusqu’au lit où, alors que je n’ai pas encore eu le temps d’atterrir, tu me bascules et relèves les jambes pour me pénétrer brutalement, entraînant un second séisme plus fort encore que le précédent. Là, le visage contre le verre froid, je me suis déroulée les deux scenarii, ne sachant pas lequel m’excitait le plus. Et les premiers spasmes sont arrivés.
Ca a été rapide.
Trop. J’avais encore cruellement envie de toi, alors que mon sexe n’avait pas fini de palpiter. Tellement que j’en ai coulé encore bien après être sortie de ma douche.
Mais ce n’est que partie remise, n’est-ce pas ?
Rentre vite, mon diable… Je n’aime pas être séparée de toi plus que nécessaire. Ton absence prend trop d’importance. Elle fait trop de bruit en résonnant entre les murs de notre chambre vide.

Ton ange.