Le joggeur (Part. 4… et fin)

Val la serre fort dans ses bras. Ce soir, Lou dort chez Romain et elle est nerveuse. Leur première nuit ensemble, après avoir baisé contre le mur de sa maison. Mais aussi dans la grotte des Buttes, sa voiture à lui, sa voiture à elle. Et également une cabine de la piscine Georges-Vallerey, un soir où elle était de fermeture : il faut dire qu’ils s’étaient embrassés fougueusement sous l’incroyable verrière rétractable de l’équipement olympique.
– Ca va aller, p’tite sœur ?
Lou hoche la tête mais ne répond pas. Valentine la fixe quelques minutes. Elles ont parlé du sujet pendant toute la soirée au restaurant, mais elle sent qu’elle n’est pas prête à sauter le pas.
– Qu’est-ce qui t’angoisse ?
– L’intimité… Je ne l’ai jamais rejoint en me disant que j’allais me faire sauter. Même si j’en avais envie, même si c’était une possibilité… Mais je n’y allais pas pour ça. C’était spontané, presque irréfléchi… Je dois te paraitre de mauvaise foi, hein ?
Val hausse les épaules.
– Naïve, peut-être… Mais je comprends ce que tu veux dire. C’est plus facile de se cacher derrière son petit doigt quand on est paumé.
Lou se mord les lèvres et garde le silence quelques instants.
– Tu es sûre que tu veux y aller ? On peut faire demi-tour et tu dors réellement chez moi. C’est toi qui vois.
Lou se retourne et regarde la devanture jaune du Twenty One Sound. De la musique hip hop lui parvient par bribes, à chaque fois que la porte s’ouvre. Puis ses yeux reviennent au visage de sa sœur.
– Non, j’y vais. Advienne que pourra. Merci de me couvrir, Val.
Les deux femmes se prennent dans les bras une dernière fois et Valentine dépose un énorme bisou sur la joue de sa cadette.
– Amuse-toi bien, ma chérie. Et textote-moi les détails !
Lou sourit et rentre dans le bar. La musique y est assourdissante, les corps, en sueur. Elle se fraye un chemin jusqu’au bar où Romain officie. Il prépare d’un geste sûr un cocktail au rhum et sourit à la cliente qui lui a visiblement commandé. Lou ressent une pointe de jalousie lui vriller le cœur. La consommatrice est jolie, piquante, avec ses boucles brunes et son rouge à lèvres carmin. Lou rentre le ventre et sort les seins tout en se dirigeant vers eux. Elle est heureuse de voir le visage de Romain s’illuminer en la voyant. Il détaille sa tenue d’un rapide coup d’œil.
– Eh bien, tu ne m’as pas habitué à cette élégance.
– En même temps, la plupart du temps, quand on se voit, c’est pour courir.
– C’est pas faux.
Romain se penche par-dessus le bar, l’attrape par la nuque et l’attire vers lui pour l’embrasser. Elle se laisse faire en jubilant. Ouais, les meufs, je me tape ce canon.
– Il me reste dix minutes de service et nous pourrons y aller. Ça te va ?
Lou pose ses fesses sur le tabouret et acquiesce. Rapidement, un verre de ti punch apparait face à elle.
– Essayeriez-vous de me saouler, monsieur ?
– Juste de te détendre. J’ai des projets pour la nuit, pour toi, et je n’ai aucune envie que tu t’écroules ivre-morte.
Lou sirote son cocktail, aux anges. Elle est contente que sa petite robe verte dos nu ait eu l’effet escompté. Mais encore plus d’avoir un tabouret au bar, parce que ses escarpins noirs de 10 cm de talon lui font un mal de chien, après avoir cavalé dans tout Paris avec sa sœur en début de soirée. Son string lui rentre aussi désagréablement dans les fesses : le genre de lingerie en dentelle froufroutante qu’on ne devrait s’autoriser à porter qu’avant d’aller au lit, mais certainement pas pour vivre dedans. Elle est en train de se trémousser sur son siège quand il arrive derrière elle.
– Tu gigotes déjà ? Tu réussiras à tenir jusqu’à mon appartement ou il faudra que je te soulage dans la prochaine ruelle sombre ?
– Romain… Tais-toi et amène-moi chez toi.

Romain la laisse pénétrer dans son appartement et referme la porte derrière elle. Le bruit de la clenche résonne dans la tête de Lou et son cœur s’emballe, alors qu’il allume le plafonnier du salon.
– Fais comme chez toi. Tu veux quelque chose à boire ?
– De l’eau, ça ira très bien.
Elle entre dans le salon, avise le canapé gris clair et s’y assoit. Son regard parcourt la pièce : les meubles, les étagères avec des DVD, les CD… Elle tente de tout retenir pour en savoir plus sur lui, sans avoir l’air de fouiner.
– C’est comme ça que tu te mets à l’aise ?
Romain dépose le verre d’eau sur la table basse et à côté, une bière allemande pour lui. Puis il s’assoit à côté d’elle, saisit sa cheville droite et libère son pied de l’escarpin.
– J’ai bien vu qu’elles te font mal. Mais j’apprécie la tentative.
La deuxième chaussure est enlevée avec la même délicatesse. Mais les doigts glissent de la cheville au mollet, puis au genou, avant de s’aventurer sous la robe vert émeraude. En un mouvement, Lou se retrouve à califourchon sur Romain. Elle ferme les yeux, bien décidée à se concentre sur ses sensations. Elle frotte son nez contre le sien, ses joues contre son front. Les lèvres de Romain attrapent sa bouche et elle soupire. Le baiser est d’abord tendre, doux, comme s’ils s’apprivoisaient, comme si elle s’habituait à lui, comme s’il la faisait sienne. Puis sa langue s’aventure doucement dans la bouche de son amant, la découvrant, la parcourant tranquillement. Les langues s’emmêlent, se caressent et Romain gémit doucement.
– Tu fais pétiller mon corps malgré l’heure tardive, princesse…
– Et encore, tu n’as rien vu.
D’un geste, elle détache le nœud qui tient les deux pans de son décolleté sur sa nuque et libère ses seins. Romain sourit et passe ses mains dans le dos de Lou, pour l’attirer à lui. Il commence à lui embrasser le doux renflement de sa poitrine, puis prend en bouche son téton gauche, qu’il agace avec les dents et la langue. Lou mordille ses lèvres, savourant le moment, alors que son bassin ondule, comme un automatisme, pour se frotter au membre sous elle. Après avoir fait subir le même traitement au deuxième sein de Lou, Romain lève les yeux vers elle. Ses mains remontent le long de la colonne vertébrale, faisant naître des frissons dans tout le corps, puis encadrent la mâchoire pour l’attirer à lui et l’embrasser à nouveau. Lou aime cette lenteur, cette douceur. C’est la première fois qu’ils prennent leur temps, qu’ils ne se découvrent pas dans l’urgence et la passion. Elle malaxe les épaules avec ses paumes et sent les muscles rouler dessous. Pareil avec les trapèzes, puis les biceps.
– Tu es tendu.
– Avec toi ? Toujours.
Sans avoir le temps de comprendre, Lou se retrouve sur le dos, avec le poids du corps de Romain sur elle. Des baisers dans le cou, des caresses sur les cuisses, des effleurements sur les hanches et toujours, inlassablement, des langues qui se mêlent, qui font l’amour à elles deux, pendant ce qui lui semble une délicieuse éternité. Puis Romain se lève et lui tend la main. Il la guide à travers l’appartement jusqu’à sa chambre, où il l’enlace à nouveau, passant ses mains sur les côtés de son corps, jouant avec ses formes féminines. Doucement, elle se détache de lui et s’agenouille. D’un geste habile, elle défait la ceinture et lève le visage vers lui. Le regard qu’il lui renvoie lui enflamme les joues, alors qu’il lui caresse les cheveux : silencieusement, il la supplie presque de ne pas s’arrêter, alors qu’elle baisse son boxer. Ses doigts empoignent la queue déjà érigée qui bat l’air sous son nez et qu’elle dirige prestement entre ses lèvres serrées. Romain ferme les yeux et pousse en avant, alors que débute le ballet des doigts et de la langue autour du gland. Lou engloutit de plus en plus profondément le membre, presqu’au fond de sa gorge, gérant la respiration pour ne pas s’étouffer. Elle sent que les doigts de l’homme se perdent dans sa chevelure d’or, l’ébouriffant au fur et à mesure que le rythme de sa fellation s’intensifie.
– Attend, attend… On a toute la nuit…
Lou lève un regard interrogateur et sort la queue de la bouche, tout en continuant à la caresser manuellement.
– Je ne m’y prends pas bien ?
Il rigole, en soupirant.
– Non, au contraire… Mais je veux qu’on y aille lentement. Je veux te prendre encore et encore, toute la nuit. Je veux que tu t’endormes avec le sourire. Et que tu te réveilles avec des courbatures.
Il la relève sans ménagement et fait glisser ce qui reste de la robe à terre. Elle enlève avec soulagement son string inconfortable et en profite pour l’observer se déshabiller. Puis, il y a comme un moment de flottement : il pose ses mains sur elle, la contourne, la palpe, découvrant pour la première fois ce corps entièrement nu, alors qu’il l’a déjà baisée une demie douzaine de fois. Elle réalise de son côté que son membre est beaucoup plus impressionnant quand il n’est pas empêtré dans un jean. Doucement, il la pousse en avant et elle tombe sur le lit, presque à quatre pattes. Des mains lui flattent la croupe, lui caressent l’entrejambe, puis une langue s’insinue dans son intimité, alors qu’elle est dans cette position infâmante. Mais elle s’en fiche : jamais elle n’a été aussi à l’aise avec un homme. Même si celui-là doit avoir actuellement le nez au niveau de son anus. La langue est bientôt rejointe par les doigts qui s’évertuent à lui faire perdre la tête. Puis Romain juge son état d’excitation suffisant.
– Bouge pas. Reste cambrée. J’arrive.
Du coin de l’œil, elle le voit se diriger vers sa table de nuit, son membre à l’équerre, presque disproportionné dans la lumière tamisée qui vient du salon. Il prend une boite de préservatifs, qu’il ouvre et jette sur le lit, sous le nez de Lou, après en avoir prélevé un. Elle est neuve. Il a carrément prévu une douzaine de capotes pour la nuit. Il enfile le chapeau de latex hors de son champ de vision et l’attrape par les hanches. Doucement, il la pénètre. Lentement. Trop lentement. Elle recule pour l’avaler plus vite, pour le sentir totalement en elle, mais il accompagne son geste. Il veut la torturer, la rendre folle. Petit coq arrogant. Il aime l’effet qu’il a sur elle. Il aime qu’elle devienne un animal assoiffé de sa queue, elle qui semble si respectable, si rangée, si… mariée. Il aime voir les barrières tomber les unes après les autres. Il aime la voir se lâcher, parce qu’elle est belle, quand elle se lâche. Il aime la posséder entièrement, tout simplement. D’un coup, il s’enfonce en elle, lui arrachant un cri étouffé. Lentement, il ressort, pour mieux rentrer d’un coup sec. A nouveau la lenteur… puis la fougue. Ses gémissements montent, mais il ne la laissera pas s’échapper comme ça. Il se dégage d’elle et la fait basculer sur le côté, puis sur le dos. Il attrape son oreiller et le cale sous ses reins. Elle le regarde faire, silencieuse, les yeux verts accrochés aux prunelles noires, qu’elle ne ferme même pas alors qu’il se glisse à nouveau dans son vagin.
– Tu arrives désormais à soutenir mon regard ?
– Je crois que je n’ai plus rien à te cacher.
Dans la pénombre, elle le voit sourire. Pour un peu, elle entendrait son ego jubiler. Elle lui griffe le dos, pour le rappeler à l’ordre et gémit quand il accélère la cadence tout en écrasant sa bouche contre ses lèvres. Il se redresse au moment de l’orgasme, lui laissant voir son regard un peu vitreux avant de clore les yeux dans un gémissement. Puis il retombe sur elle, la tête entre ses seins, pesant un âne mort. Elle aime cette sensation, cette pesanteur. Cette impression d’être ancrée au sol, à la réalité, par le simple poids du corps qu’elle désire. Elle caresse sa nuque et ferme les yeux, comblée, même si elle n’a pas eu d’orgasme. Pas encore.

Lou n’a pas beaucoup dormi, dans ce lit inconnu, dans ces bras auxquels elle n’est pas habituée. Le profil de Romain se dessine dans la pénombre du petit matin. Son nez épaté, viril. Cette bouche pleine, entrouverte. Ces yeux clos qui s’agitent, signe d’un réveil proche. Allongée sur le flanc, Lou pose sa main sur le torse et joue avec les quelques poils disséminés. Elle a réfléchi, depuis qu’il dort. Ce qu’ils ont fait, cette nuit… C’était ça, la vraie trahison à son mariage.
Ils ont fait l’amour.
Il ne l’a pas baisée ou prise, comme les autres fois.
Non, il s’est délecté d’elle, elle s’est gavée de lui. Elle s’est appliquée pour lui faire perdre la tête, a suivi toutes ses directives. Il a eu naturellement tous les gestes, de tendresse comme de complicité, comme s’il avait tous les droits sur elle. Et c’était le cas : il les avait.
Elle n’est pas amoureuse de lui, non, pas encore, mais ça ne saurait tarder, s’il continue à lui faire aussi bien l’amour. Et puis quoi ? Un divorce, une maison à vendre ? Peut-on commencer une histoire en étant infidèle ? Est-ce qu’il en avait seulement envie ? Est-ce qu’il y avait réfléchi, avant de s’engager avec une femme mariée ? Est-elle une prise, un trophée, une passade ? Lou n’est pas sûre de vouloir connaitre ces réponses. Elle a peur que cela lui fasse mal, à l’ego ou au cœur. Elle retire sa main doucement, mais il ouvre les yeux et les pose sur elle.
– Bonjour, princesse… bien dormi ?
Lou ne peut soutenir son regard et baisse les yeux. Un petit sourire curieux étire les lèvres de Romain.
– On remet son masque ? Aurais-tu fait cette nuit des choses dont tu puisses rougir, jeune fille ?
Devant l’absence de réponse, Romain se redresse. Le draps découvre un peu plus son torse et ses abdos, mais la jeune femme n’y prête pas attention.
– Lou ? Tout va bien ?
Lou soupire et prend son courage à deux mains.
– Romain… Je… Je crois qu’on devrait arrêter nos bêtises.
Lentement, il se rallonge, sans la quitter des yeux, mais il ne parle pas. Il comprend sa décision, il l’attendait, même. Elle rebaisse les yeux et sa vue se trouble à cause des larmes. Le pouce de Romain vient lui essuyer l’œil gauche et elle se laisse aller contre son épaule.

En robe de chambre, Lou fixe son café, assise à la table de la cuisine. Elle regarde sans le voir le tourbillon créé par la cuillère que l’on tourne machinalement. Quand le tourbillon s’arrête, elle reprend la cuillère. Inlassablement, depuis 20 bonnes minutes, elle recrée une tornade noire dans sa tasse. Noire comme ses pensées. Les deux dernières semaines ont été affreuses. Romain a respecté la décision de Lou et n’a pas chercher à la recontacter. Le manque se fait ressentir, cruel, mais elle tient bon. La culpabilité est arrivée, insidieusement : Lou a rompu ses vœux, son engagement envers son mari. Elle les a trahi. Elle s’est trahie elle. Et elle a agit lâchement, en fuyant comme une voleuse après une nuit magnifique. Val s’est un peu inquiétée, puis elle a compris qu’il fallait laisser le temps faire son œuvre, comme pour toute amourette. Lou attend donc ce remède miracle. Elle est perdue dans ses pensées quand Samuel pénètre dans la pièce. Son mari. Elle en aurait presqu’oublié son existence. Il a sans doute passé plus de temps à l’hôpital ces dernières semaines qu’à la maison. Adossé au chambranle de la porte, il cherche visiblement à aborder un sujet important.
– Louise… Il faut qu’on parle.
Lou relève la tête et le fixe stupidement. Il s’approche doucement, vient jusqu’à la chaise en face d’elle.
– Je suppose que tu te doutes de ce que je vais te dire… J’ai remarqué que tu avais changé à mon égard, depuis quelques semaines. Tu as compris, n’est-ce pas ?
Lou ne répond pas. Elle secoue la tête. Samuel agrippe le dossier de la chaise, comme pour ne pas tomber, et penche son corps en avant.
– Bien… Je… Je ne suis pas fait pour cette vie-là, Louise. Je… Je ne suis pas sûr de vouloir des enfants. Ni ce pavillon en banlieue ou toutes ces conneries dont je pensais avoir besoin. J’ai… J’ai l’impression d’étouffer.
Il fuit son regard, laisse tomber ses yeux sur la table en formica de la cuisine.
– Toi, tu m’étouffes. J’ai besoin d’air.
Samuel se passe la main dans les cheveux châtain clair qui lui arrive aux épaules. Pauvre petite chose pathétique qui essaie d’avoir du courage. Lou décide d’abréger ses souffrances et l’interroge doucement.
– Il y a quelqu’un d’autre ?
Il roule des yeux, mal à l’aise, et rougit.
– Non, non… Pas du tout. Enfin… Il ne s’est rien passé, je te jure. On est juste amis.
Lou sourit tristement alors que ce dernier pan de sa vie s’écroule sans fracas. D’un geste de la main, elle balaie la conversation, comme on chasserait une mouche. Elle lui signifie de prendre congé, de la laisser encaisser. Elle veut qu’il sorte de son champ de vision.
– On reparlera des détails pour la maison… Plus tard.
– Oui, bien sûr. Quand tu seras prête. On va trouver un arrangement, d’ici la vente. On en discute quand tu… seras prête.
Samuel reprend son souffle, soulagé sans doute d’éviter une crise de larme ou pire, le vol à travers la pièce d’un mug de café bouillant. Sans doute met-il son absence de réaction sur le compte du choc. Il ignore qu’elle est anesthésiée de l’intérieur, engourdie par ces dernières semaines. Peut-être même qu’elle s’en moque, au fond, de cette séparation. Samuel lui fait un petit signe et quitte discrètement la pièce, sur la pointe des pieds, comme on quitte le chevet d’un enfant malade. Lou entend la porte d’entrée se refermer et ce bruit fait écho à un autre, quelques semaines auparavant. Elle regarde à nouveau son café. Puis son corps hoquète. Une fois, deux fois. Avant qu’elle ne pouffe. Avant qu’elle n’éclate de rire. Un rire hystérique qui ne se calme pas, qui enfle, enfle, faisant monter les larmes aux yeux. Avant qu’elle ne pleure, pour de bon.

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Auteur : Aurore Baie

J'aime écrire. A vrai dire, c'est mon métier. Mais on écrit pas toujours ce qu'on l'on veut, au boulot. Alors je m'offre ici une salle de jeu... Bienvenue dans mon recueil de nouvelles érotiques! Il va sans dire que tous les textes publiés ici sont des créations originales... Pas touche sans accord ! Merci !

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