Charlie à la chocolaterie

Je descends du RER et m’engouffre vers la sortie, comme des dizaines de mes congénères. Après quelques mètres en souterrain, je grimpe à vive allure l’escalator et me retrouve à l’air libre, froid et sec. Tout en serrant autour de moi les pans de mon manteau, je trottine vers l’arrêt de bus situé un peu plus bas dans la rue. Mon regard se pose sur l’homme qui marche devant moi, ou plutôt, sur ses fesses, moulées dans un pantalon de ville. Même d’ici, je les devine musclées. Comme à chaque fois que je me déplace, je laisse mon esprit vagabonder et j’en viens à me demander si cette jolie cambrure est due à un sport quelconque ou à l’usage d’une machine dans une salle de sport. Le voir stopper à mon arrêt de bus m’arrache un sourire. J’ai beau être en couple depuis deux ans, je ne peux m’empêcher de reluquer les hommes. Qui a dit que les gens au régime n’avaient pas le droit de regarder Top Chef ? Sans compter que mon régime actuel me semble de plus en plus sans sucre, sans graisse, et sans saveur.
Le temps que j’arrive à mon tour à l’arrêt, il se plante devant le système d’informations en temps réel. Par habitude, je regarde les caractères électroniques, moi aussi. Manque de chance, le panneau est en rade. L’homme recule et me frôle, avant de se retourner pour s’excuser. Ses beaux yeux marrons plongent dans les miens et j’ai subitement moins froid. Il me sourit et se décale sur le côté. Je sens son regard glisser depuis mon visage à mes reins, le long de mon manteau, puis de mes jambes gainées de noir avant d’arriver à mes bottes en cuir. Un peu mal à l’aise, je me dis que je vais m’allumer une clope, pour me donner une contenance. Je m’écarte un peu pour ne pas enfumer les autres usagers à une heure si matinale et surveille du coin de l’œil le type. Barbe bien entretenue, teint pâle, cheveux courts, à peu près un mètre soixante-quinze, entre trente et trente-cinq ans… J’en ferai bien mon quatre heures. S’il écoute son mp3, je vois son regard revenir régulièrement à ma robe noire. Il semble se délecter de ce qu’il voit. Soit. Il m’est toujours agréable de me sentir l’objet de l’attention d’un joli garçon. Je prends quelques bouffées de nicotine avant que le bus n’arrive et je me penche pour gratter le bout de la cigarette, à moitié consumée seulement, sur le trottoir. Plie tes genoux, ma fille, ton manteau n’est pas assez long pour couvrir tes fesses ! Je me redresse et surprends son regard amusé, un instant avant qu’il ne le détourne. Bon. Peut-être en a-t-il vu plus que je ne le souhaitais. Mortifiée, je passe devant lui pour monter dans le bus, qui s’engage sur la voie qui lui est dédiée, et capte au passage une effluve de son parfum. Boss, d’Hugo Boss. Un parfum qui m’a accompagné de nombreuses années, celui de mon meilleur ami au lycée. Une bouffée de tendresse m’envahit et des souvenirs d’adolescence me reviennent, alors que je valide mon titre de transport. J’avance dans le bus, qui heureusement n’est trop bondé, à la recherche d’une place, et me résous à stationner dans le couloir. Je sors mon livre, Apocalypse Z de Manel Loureiro, et me plonge dans la description d’un massacre de zombies rongeurs de chair. A l’arrêt suivant, je réalise que l’homme est non loin de moi. Sans doute est-il monté par l’une des deux portes arrières du bus, alors que je m’escrimais à être une bonne usagère, respectueuse des règles, en grimpant devant. Son regard revient régulièrement sur moi et j’ai de plus en plus de mal à me concentrer sur la lutte du héros pour sa survie. Je finis par glisser l’ouvrage dans mon sac et laisse mon regard errer par la fenêtre, non sans vérifier de temps à autre s’il me regarde, jusqu’à mon arrêt. Je descends précautionneusement, sort ma cigarette entamée et m’apprête à la rallumer quand je le vois, planté devant moi.
– Je peux vous emprunter votre feu ?
Avec un sourire timide et le rose qui monte aux joues, je lui tends et le regarde approcher la flamme de sa roulée. Sa voix, comme du miel liquide, a enrobé mes oreilles, mon cœur et mon sexe. Je me sens toute chamboulée à l’intérieur. Il me rend mon briquet et me lance un sourire ravageur, rangée de dents blanches au milieu de cette forêt de poils noirs.
– Merci. A une prochaine fois, peut-être ?
Puis, le cœur serré, je le vois partir, dans la direction opposée à celle de ma chocolaterie.

J’ai fini par presque oublier cette rencontre, après avoir guetté tous les matins son apparition à mon arrêt de bus, sans succès. L’homme avait hanté quelques semaines mes rêves et mes fantasmes, quand ma libido explosait et que mon mec préférait dormir. Mais, comme tout, la vie reprend son cours, et bientôt, j’effectuais mon trajet quotidien sans espérer secrètement recroiser le barbu.
Aujourd’hui, la boutique est vide. Après Noël, les gens sont un peu écœurés par les chocolats dont ils se sont gavés toutes les fêtes et vient le temps pour moi de somnoler un peu, au milieu de mes bouchées au cacao, après des semaines de sept jours à un rythme d’enfer. J’ai arrangé ma vitrine tout en réfléchissant à la décoration pour la saint Valentin, dans trois semaines. Je commencerai sans doute à la mettre en place ce week-end. J’ai balayé, fait les vitres, rempli les rayons. Bref, j’attends le client, perchée sur mon tabouret de bar derrière mon comptoir, à nouveau plongée dans Apocalypse Z. La clochette qui tinte à l’ouverture de la porte me tire de ma lecture et je range précipitamment mon bouquin.
Le barbu est là, devant moi, souriant.
Je me lève d’un bond et lui adresse à mon tour mon sourire le plus étincelant, mais je sens que ma pression artérielle a augmenté d’un coup.
– Bonjour ! En quoi puis-je vous aider ?
L’homme balaie du regard la boutique, les montagnes de chocolat, des bonbons à l’ancienne.
– C’est pour un ballotin.
J’enfile mes gants de latex et m’approche de la table où sont disposés les chocolats.
– Un petit, un grand, un moyen ?
– Un grand, s’il-vous-plait.
Je prends la boite en carton et me plante devant la table.
– Je vous fais un assortiment ?
– Oui, s’il-vous-plait.
– Blanc, noir, au lait ? Avec ou sans alcool ?
L’homme me regarde un peu perplexe, comme si sa réponse était de la plus haute importance. Comme si je lui demandais son groupe sanguin, avant de lui faire la transfusion qui lui sauverait la vie. Je penche la tête sur le côté, attentive à sa réponse.
– Je ne sais pas… un peu de tout, je suppose ?
Tout en regardant négligemment le fond de la boite, je lui suggère une idée.
– Peut-être que je peux vous aider ? C’est pour un homme ou une femme ?
– Une femme.
Je déglutis.
– Quel âge, à peu près ?
Il me regarde attentivement et je vois comme une lueur d’amusement au fond de ses pupilles. Je me sens obligée de me justifier.
– Les goûts diffèrent suivant l’âge, le sexe, si on a eu des enfants ou pas… Comme pour le vin, en fait. Certaines femmes se mettent à boire du vin rouge après la naissance de leurs enfants, alors qu’elles ne voyaient que par le muscat avant. Pour le chocolat, c’est pareil. Nous perdons l’attrait pour le sucré en vieillissant, et si les enfants aiment particulièrement le chocolat blanc, les personnes d’un certain âge se tourneront plus facilement vers l’amertume du chocolat noir.
Je prends sur moi pour lui offrir le visage le plus innocent que je possède. Même si je ne mens pas réellement, j’essaie surtout de savoir à qui il a l’intention d’offrir ce ballotin, tout en priant pour que ce ne soit pas à sa femme. Putain, tu vas la cracher, ta pastille, beau gosse ?
Il sourit.
– Allons-y pour du noir, majoritairement, alors. Avec quelques chocolats au lait, pour que j’en pique. Je ne dois pas être assez vieux, encore.
Silencieusement, je commence à remplir le ballotin de chocolats. Je sens qu’il m’observe, qu’il fixe ma chevelure auburn qui frôle mes épaules, qu’il laisse couler son regard sur mon profil mutin et mes tâches de rousseur, qu’il devine mes seins sous mon chemisier ample dont l’écru est légèrement transparent.
– Quelques-uns avec alcool ou pas ?
Il acquiesce. Je glisse quelques chardons à la liqueur et trois cerises à l’eau de vie.
– Vous ferez attention, il y a toujours le noyau, dans les cerises. Un papier cadeau ?
Il secoue la tête. Je retourne à mon comptoir et pose le ballotin sur la balance.
– Quarante-huit euros et vingt-deux cents, s’il-vous-plait. Vous désirez régler comment ?
– En carte.
Je tape le chiffre sur le terminal, appuie sur envoi et tend la main machinalement pour prendre sa Visa. Alors que nos doigts se frôlent et qu’une décharge électrique parcourt mon corps intégralement, je relève les yeux et le regarde. Je sais, j’en suis persuadée, il a fait exprès de me toucher et de le voir sourire alors que je deviens cramoisie me donne envie de me glisser sous terre. Mais je conserve mon calme et mon professionnalisme. Je glisse la carte dans la machine et l’observe taper son code, profitant de ces quelques secondes pour me rincer l’œil à mon tour. Mon dieu qu’il est beau. Beau et sexy, ce qui, à mon sens, sont deux choses qui ne vont pas forcément de paire. Il porte toujours son manteau noir, ce qui ne me permet pas de bien distinguer sa carrure, mais cela me semble pas mal du tout. Ni trop baraque, ni gringalet. Je découpe le ticket acheteur et conserve celui réservé au vendeur, avant de retirer la carte. J’y jette un coup d’œil au passage.
– Voilà. Et en vous remerciant… Charles.
Il rit doucement.
– Appelez-moi Charlie, je me sentirais moins vieux.
Il empoche le sac en papier contenant le ballotin. Puis, tout en se dirigeant vers la porte d’entrée, il me lance.
– Au fait, ça vous va pas mal, le jean… Aussi.
Et il disparaît dans l’obscurité de ce début de soirée. Je me rapproche de la table et attrape un chardon à la liqueur, que j’engloutis aussi sec. J’ai besoin d’un remontant.

Bon, résumons : il sait où me trouver, il connaît mes heures de boulot, et un rapide tour sur les pages jaunes peut lui fournir le numéro du magasin, s’il a perdu la carte que j’ai innocemment glissée dans le ballotin. Alors bon sang pourquoi n’appelle-t-il donc pas ? Je vais finir par faire disparaître chaque bouchée pralinée de cette boutique s’il ne donne pas signe de vie rapidement. Je repasse en boucle les événements de l’avant-veille et prie pour que le ballotin qu’il a acheté pour « une-femme-assez-vieille-pour-avoir-eu-des-enfants » n’était pas pour sa compagne.
Rageant intérieurement, je me décide à fermer, puisqu’il est pratiquement 19h. Alors que je tourne la clé dans l’interrupteur commandant le rideau de fer, je le vois en face de la rue. Il me fixe intensément, puis, comme s’il obéissait à une impulsion, traverse la chaussée. Je cesse instantanément de descendre le rideau et attends, la respiration coupée. Nous ne sommes plus séparés que par la porte vitrée, que je n’ai pas verrouillée. Au moment où il appuie sur la poignée, je ferme les yeux et ne les rouvre qu’en entendant les clochettes tinter. Il est là, face à moi, proche, très proche, et je sens son haleine chaude. Son souffle est court.
– Je… je n’arrête pas de penser à toi.
La gorge serrée, je fais un léger mouvement de la tête, pour lui montrer que je ressens la même chose. Sa proximité me
donne l’impression que l’air vibre et tout en moi devient liquide.
– Des semaines que je passe devant ta chocolaterie, et puis l’autre jour, le bus… depuis, je n’arrive pas à penser à autre chose. C’est comme une obsession, alors que je ne connais pas ton nom. C’est complètement dément, c’est carrément pas moi, c’est…
– Cassandra. Je m’appelle Cassandra.
Et là, tout s’accélère. Il pose ses deux mains sur mes mâchoires et m’attire à lui, pour m’embrasser avec toute la passion dont il est capable. Ma langue se frotte contre la sienne, ma poitrine s’écrase contre son manteau noir, et mes mains se perdent dans ses cheveux, avant de palper tout ce qu’elles peuvent. Ses épaules, son dos, ses fesses… Je suis une pieuvre qui m’accroche avec l’énergie du désespoir à cet homme que je ne connais pas, mais dont l’étreinte est telle que je la fantasmais. A bout de souffle, je m’écarte de lui.
– La lumière… il faut que j’éteigne la lumière.
En effet, les passants à l’extérieur ne manquent rien du spectacle à l’intérieur de ma petite boutique et je n’ai pas perdu la tête au point de devenir exhibitionniste. Je recule vers l’interrupteur et l’enclenche. Aussitôt, le magasin est plongé dans la pénombre, et seul l’éclairage public nous permet de nous déplacer entre les différents présentoirs en bois sombre. Je l’attrape par la main, l’incitant à me suivre dans la réserve. Alors que je pousse la porte, je sens ses mains remonter ma jupe pour aller caresser mes fesses par-dessus mon collant opaque. Je me retourne et recommence à l’embrasser furieusement, et c’est un enchevêtrement de bras et de jambes qui pénètre dans la petite pièce réfrigérée, sous la lumière d’une veilleuse. Tout en l’embrassant, je ne peux m’empêcher de le questionner.
– Le… ballotin… tu l’as… acheté… pour… qui ?
Il se recule, goguenard.
– C’est à ça que tu penses ? Maintenant ?
Je hoche la tête, alors qu’il soupire.
– Ma mère, Cassandra… j’allais diner chez ma mère et je cherchais une excuse pour te parler.
– Pas de petite amie ?
– Non. Et toi ?
Je marque un moment d’hésitation, qui casse immédiatement l’ambiance.
– Ah… des enfants ?
– Non.
Charlie fixe le sol, digérant l’information. Et là je me rends compte que je m’en fous, de ce qui m’attend à la maison. Tout ce que je sais, c’est que j’ai un besoin impérieux de lui, là, maintenant, de le sentir sur moi, en moi. Je me jette sur lui et descends la fermeture éclair de son manteau, qui atterrit par terre. Il en fait de même avec mon gilet et mon soutien gorge. Tout en pressant mes seins durement, il embrasse mon cou et je sens ses dents me mordiller à la naissance de la nuque, remonter vers le lobe de mon oreille, alors que sa barbe chatouille mon os maxillaire. Bientôt, ma jupe glisse le long de mes jambes et il essaie de glisser une main dans l’élastique de mon collant. Tout en me dépêtrant maladroitement de ce dernier, je balance le plus possible mon bassin vers l’avant pour lui faciliter le passage. Ses doigts se fraient un chemin vers mon intimité, jouant avec mes boucles pubiennes, écartant mes grandes lèvres, fouillant entre mes petites, et je ne suis plus qu’une boule incandescente de désir qui réchauffe l’atmosphère de la réserve. Je suis liquide, comme du chocolat fondant, alors qu’il découvre mon clitoris et l’agace en le pinçant. Mes mains s’attaquent à son pantalon, s’attardent sur la bosse qui le déforme, malaxent à travers le boxer ce membre déjà rigide. Il se dégage de moi et étale par terre son manteau, sur lequel il me couche, nue, alors qu’il est à quatre pattes au-dessus de moi pour ne pas m’écraser. Quand je le libère de son caleçon et commence à le caresser vigoureusement, une question me frappe.
– Tu as un préservatif ?
Son regard se trouble tout à coup et il éclate de rire, avant de se rejeter sur ses genoux, talons contre fesses, en se frottant les yeux.
– Non, je n’ai pas ça. Je n’avais pas dans l’idée de te sauter dans ta réserve. A vrai dire, quand tu m’as vu, je cherchais juste comment j’allais te demander de dîner avec moi.
Toute penaude, je me redresse, appuyée sur mes avant-bras. Nous sommes nus comme des vers, par terre, dans un local qui sent le chocolat et dont la température avoisine les 15°. Je regarde avec frustration son sexe, qui ne demande qu’à venir se nicher au chaud entre mes cuisses bouillantes. Charlie tend son index vers moi et me caresse la joue.
– Ce n’est que partie remise, va…
Je soupire tout en le fixant. Il semble être sincère. Il se relève souplement et attrape son boxer. Alors qu’il me tourne le dos pour attraper son pantalon, je me félicite intérieurement de ne pas m’être trompée. Il a vraiment un cul d’enfer. Je l’observe lutter avec son pénis à moitié érigé pour le remettre dans son caleçon et me mets à rire doucement. Faussement offusqué, il me jette à la tête mon string.
– Rhabille-toi, au lieu de te moquer. Tu vas prendre froid.
Alors, j’obtempère et nous voilà tous deux en train de remettre péniblement ce qui nous a pris moins de cinq minutes à enlever. Je regrette d’avoir mis un collant ce matin, parce que rien n’est moins élégant qu’une femme qui gesticule en tirant dessus pour faire passer son postérieur à l’intérieur. Une fois rajustés, nous échangeons un regard dans un silence un peu gêné. Il est le premier à le rompre.
– Puisque j’étais venu pour cela… nous pourrions peut-être… je sais pas, moi, aller manger un bout ?
Je réfléchis quelques secondes, sachant que je suis à un carrefour dans ma vie. Je peux encore partir la tête haute et me dire que je n’ai rien fait de mal. Ou assumer, y aller à fond et advienne que pourra. Ne pas avoir de regret. Parce qu’on ne sait jamais de quoi demain sera fait.
– D’accord. Mais avant, on passe à la pharmacie.

 

 

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Auteur : Aurore Baie

J'aime écrire. A vrai dire, c'est mon métier. Mais on écrit pas toujours ce qu'on l'on veut, au boulot. Alors je m'offre ici une salle de jeu... Bienvenue dans mon recueil de nouvelles érotiques! Il va sans dire que tous les textes publiés ici sont des créations originales... Pas touche sans accord ! Merci !

4 réflexions sur « Charlie à la chocolaterie »

  1. Très sympa ! J’aime particulièrement le fait que ce soit une occasion ratée. Ils pourront le faire plus tard mais c’est réaliste et agréable à lire.
    Très bien écrit, sinon, toujours. 🙂

    Seules petites remarques :
    – parfois, il y a beaucoup de détails (elle va au comptoir, pose le ballotin, le pèse, tape le chiffre sur le terminal, appuie sur envoi…) qui pourraient être simplifiés,
    – en vieillissant, on perd le « goût », d’une manière générale (ça fait partie des pertes de la vieillesse), mais sauf le goût du sucré, donc c’est plutôt l’inverse pour les personnes d’un certain âge et l’attrait pour le sucré. ^^

    1. Alors, après vérification, nous sommes toutes les deux dans le vrai. Je viens d’appeler ma chocolatière préférée, qui me confirme que j’avais bien compris ses explications. Après, l’amertume, ca reste léger, puisque nous parlons de chocolat, avec du sucre, mais elle vend plus facilement du blanc et du praliné aux enfants et du noir aux vieux. Après, elle reconnait que c’est très subjectif et que ça dépend du goût de chacun, elle était justement en train de préparer un ballotin pour un homme de 45, constitué uniquement de blancs.

      Et j’ai trouvé, entre autre, ça, sur le net :

      Vous détestiez les huîtres lorsque vous étiez enfant et vous en raffolez à l’âge adulte ? Rien de plus normal selon des scientifiques japonais de l’université d’Osaka. Dans les travaux qu’ils ont présenté au congrès annuel de la Société pour l’étude du comportement d’ingestion, les chercheurs expliquent avoir observé des changements de préférences gustatives pendant les différentes étapes de la vie des rats. Le vieillissement serait la cause de ces changements, indépendamment de l’activité du nerf responsable du goût. « Les jeunes rats préfèrent les aliments sucrés et montrent une forte aversion pour les aliments amers, contrairement aux rats plus âgés », rapporte le site spécialisé LiveScience.
      Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont d’abord mesuré l’apport et les réponses nerveuses gustatives à des solutions au goût sucré, salé, aigre ou amer dans cinq groupes de rats mâles d’âge différent (jeunes, jeunes adultes, adultes, âge moyen et très vieux). En proposant des solutions à faible concentration aux rats les plus âgés, l’équipe a constaté une sensibilité gustative plus faible. Le coauteur de l’étude, Chizuko Inui-Yamamoto, a déclaré dans un communiqué qu’il s’agit « du premier rapport prouvant une moindre aversion au goût amer chez les rats âgés. » Il ajoute d’ailleurs que « ces travaux ont montré que le vieillissement ne provoque aucun changement dans la transmission des informations du goût de la langue au système nerveux central. »

      http://www.libreforme8.com/article-664-lge-et-lvolution-du-got.html

      Bref, les goûts et les couleurs, hein 😉

      1. C’est intéressant. ^^ En fait, ça ne m’étonne pas que les personnes allant dans l’âge consomment plus de chocolat noir que de chocolat plus sucré, mais c’est plus sur le fait que ça soit lié à une évolution du goût que je suis sceptique étant donné que je sais, pour être dans le milieu médical, que cette dégradation du goût, sauf celui lié au sucré, fait partie du vieillissement (à moins qu’il y ait eu des études venant contredire ça depuis, ce qui est tout à fait possible, mais je n’en ai pas vues). Du coup, je pense que, si avec les années les gens se tournent plus vers le chocolat noir que le très sucré, c’est plus une question de diététique que d’évolution du goût : on apprend à mieux manger, à privilégier des aliments comportants moins de sucreries, et on s’éduque aussi à aimer certaines choses que l’on n’aurait pas forcément aimées enfant. Mais bon, c’est du pinaillage, là. C’est juste mes connaissances professionnelles qui m’ont fait remarquer le point. ^^ Et c’est cool que tu prennes ainsi le temps de te renseigner. 🙂

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