En bonne voie

Un geste après l’autre.

Un mouvement qui suit le précédent.

Natacha a toujours l’impression d’effectuer un rituel, quand elle grimpe en milieu naturel, comme aujourd’hui. C’est son instinct qui s’exprime, quand elle choisit d’agripper telle prise plutôt qu’une autre. Son cerveau analyse les éléments dont il dispose, mais elle est en mode automatique. Son corps sait ce qu’il a à faire pour arriver en haut du mont rocheux.

Natacha adore grimper en extérieur. En salle, elle se concentre sur la technique. Dehors, elle profite. De la vue. Des rayons du soleil sur la peau qui dépasse de son short et de son t-shirt. Du vent qui fait voleter les rares cheveux blonds échappés de sa natte africaine. Du silence.

Elle reprend son ascension. Ses bras et ses cuisses la brûlent, à force de la hisser mètre par mètre le long de la paroi depuis deux bonnes heures. L’extrémité de ses doigts est douloureuse. Elle a presque achevé sa montée. Plus que quelques mètres. Elle attrape un bloc de la main droite, sous le promontoire, et lance sa main gauche vers une prise, située quarante centimètres plus haut. La pierre sous sa main droite se décroche et Natacha pousse un cri en tombant.

« – Putain, Natou, ça va ? »

Marco, son moniteur, descend en rappel rapidement jusqu’à son niveau. Natacha se sent cruche, à pendre lamentablement au bout de sa corde, dans le vide.

«  – Ça va, ça va, juste une petite frayeur » réplique-t-elle agacée.

De tomber, elle s’en fout, ça arrive assez régulièrement. Mais pas devant lui. Pas devant ce beau brun de quinze ans son aîné, au charisme du mec qui a bourlingué dans le monde entier. Avec lequel une femme ne peut que se sentir en sécurité. Foutu comme un dieu grec, sculpté à même le marbre, les muscles dessinés au repos. Au regard vert perçant, qui lit à travers elle.

 

***

Voilà deux ans, Marco, c’était juste le beau moniteur d’escalade, en couple depuis 15 ans. A force de week-end de grimpe aux quatre coins de l’Europe avec le club, ils avaient sympathisé. Ils avaient appris à se taquiner en rangeant le matériel. Ils avaient discuté sur les terrasses des refuges de montagne jusqu’à l’aurore, alors que les autres grimpeurs dormaient. Natacha avait ainsi appris que Marco et sa femme étaient dans une union libre. Ils s’aimaient, mais assumaient totalement leurs relations extraconjugales. Parfois à trois. Souvent chacun de son côté.

Comment peut-on accepter de partager son amoureux, s’était alors interrogée Natacha. Elle était du genre fidèle et sérieux. Parfois, elle aurait voulu s’autoriser un peu de fantaisie. Coucher avec un mec dans les toilettes d’une boite de nuit. Avec un collègue sur la photocopieuse de la PME pour laquelle elle trimait. Avec un cinq-à-sept rencontré sur Adopteuntype. Mais non, elle n’y arrivait pas. La faute à des années de catéchisme, à une crise d’adolescence réduite à trois joints fumés sur le balcon d’une copine, et à un environnement familial assez stable. Si ses parents avaient divorcé, peut-être aurait-elle eu la chance de virer un peu plus salope, pensait-elle parfois, narquoise. Mais non, elle se contentait d’une histoire longue à la fois, et, après cinq amants, vivait actuellement une petite traversée du désert. Pourtant, avec ses jambes fuselées, sa peau mate et ses cheveux naturellement blonds, elle n’aurait eu qu’à se glisser dans un short pour trouver un mec tout dévoué à lui faire passer le temps.

Mais depuis quelques mois, celui qui lui donnait des fourmis dans le bas ventre, la cause de ses rêveries nocturnes, c’était Marco. Depuis qu’il lui avait avoué, lors d’une soirée arrosée, qu’il la trouvait magnifique et qu’il adorait la regarder escalader. Il avait glissé cela naturellement, comme s’il avait parlé d’une préférence culinaire ou cinématographique. Mais ce que Natacha avait entendu, c’est qu’il la trouvait belle. Belle. Cela l’avait non seulement flattée, mais également changé la vision qu’elle avait de ce moniteur sexy en diable, jusque-là hors de portée. Depuis, à chaque fois qu’elle percevait son regard posé sur elle, elle sentait son ventre se liquéfier. Comme à cet instant, où il la regarde intensément, en lui demandant pour la troisième fois si tout va bien, « parce qu’il la trouve un peu pâlotte ». Ce faisant, il lui effleure le menton pour lui faire lever la tête. Une décharge électrique la parcourt instantanément. Elle se dégage d’un geste de la main, essuie un peu de craie qu’elle a sur le visage, et rétorque :

« – Finissons la voie, il nous reste ensuite du chemin pour parvenir au gîte, et je crois que j’ai besoin d’une bonne douche. »

D’eau glacée, poursuit-elle intérieurement.

 

***

Plateforme d’assurage exigüe, points bien écartés à l’ancienne, calcaire péteux par endroits… Nat en a un peu bavé sur sa 6B aujourd’hui, mais elle est fière d’elle. C’est endolorie, mais satisfaite, qu’elle arrive au gîte. Comme prévu, la clé est sous le paillasson. Le plateau sur lequel a été construit le petit chalet en bois, pratiquement au sommet du Mont Chiran, est désert. Au-dessus, on peut apercevoir l’observatoire astronomique. A côté, le Grand Mourre. Devant, au loin, les Alpes. Epoustouflant.  Natacha inspire profondément et observe ce magnifique paysage alors que Marco pénètre dans la maisonnette. Elle est tirée de sa contemplation par ce dernier qui lui demande si elle souhaite prendre sa douche en premier.

« – Vas-y, je souffle quelques minutes. »

Elle s’assoit sur l’herbe et embrasse le panorama du regard. C’est sûr, un jour, elle viendra vivre en montagne. Qu’importe la neige, le froid et l’isolement en hiver, c’est ce dont elle a envie, ce dont elle a besoin. Cette communion avec la nature. Ce silence. Cette absence de pollution sonore et lumineuse.

C’est alors qu’elle réalise qu’elle n’a plus de batterie dans son portable. Tout en ce moquant de ces contradictions qui font d’elle ce qu’elle est, elle entre à son tour dans le gite. Une salle de séjour avec un coin cuisine et une cheminée, une salle de bain et deux chambres, préparées par le propriétaire. Ils devaient venir avec un couple de grimpeurs du club, mais leur petit garçon a déclaré une varicelle la veille et ils sont restés à Romans-sur-Isère. En voyant la porte de l’une des chambres ouverte, Natacha se dirige vers la seconde et jette son sac à dos sur le lit. Elle l’ouvre, en extirpe son chargeur, et s’accroupit pour l’insérer dans la prise électrique, avant de le brancher dans son portable.

« – La place est libre ! »

Natacha sursaute et lève les yeux. Les reins ceints d’une serviette, Marco est torse nu et sèche vigoureusement sa tignasse brune avec un essuie-main. Ce n’est pas la première fois qu’elle le voit à moitié nu. Dans le club, quand les mecs ne grimpent pas uniquement vêtus d’un bermuda, ils virent le haut dès que possible pour boire tranquillement leur mousse au soleil, en échangeant des blagues. Mais d’habitude, Natacha est au milieu d’un groupe mixte de dix personnes, pas accroupie à proximité d’un lit deux places, dans une maison vide.

« – Merci… J’y vais… » bafouille-t-elle en se redressant tant bien que mal. Marco semble avoir remarqué son trouble et lui adresse son sourire le plus éclatant. Elle a attrape sa trousse de toilette et se dirige vers la salle de bain. Une fois la porte refermée, elle s’y adosse et soupire. Quelle gamine… Qu’est-ce qu’elle peut obtenir d’une relation avec lui ? Il a été très clair, il aime sa femme, il ne fait que coucher avec les autres… Tout en se déshabillant, elle se demande ce qu’elle attend au juste de lui, d’eux. Peut-être qu’une seule nuit, entre ciel et terre… Peut-être n’est-ce pas si insensé ? Elle se glisse sous la douche, munie de son savon liquide et laisse l’eau chaude couler le long de son corps. Elle se tourne pour être intégralement mouillée, ferme le robinet, puis commence à se savonner. Après tout, c’est un arrangement entre lui et son amoureuse, personne n’aurait à souffrir… Même pas Natacha, qui a connaissance du marché dès le début. Elle rouvre l’eau et se rince, un peu trop longtemps, perdue dans ses pensées. Oh, et puis, elle verra bien. Elle ne fera rien pour l’aguicher. Mais s’il tente quelque chose… pourquoi pas. D’un geste ferme, elle coupe le robinet, toute à sa décision.

En sortant de la douche, elle se rend compte que sa serviette est restée dans son sac à dos. Sur son lit.

 

***

Trois solutions s’offrent à elle : rester à grelotter sur le carrelage en attendant de sécher, réenfiler ses vêtements plein de poussière et de transpiration (et reprendre une douche froide puisqu’elle a utilisé une bonne partie de l’eau chaude) ou demander à Marco de lui sortir sa serviette. Elle soupire et entrebâille la porte.

« – Marco ! Tu peux m’amener mon sac à dos ? J’ai oublié un truc dedans… »

Cela sonne comme une invitation non assumée. Atterrée, Natacha se cogne le front contre la porte. Marco, qui a enfilé un t-shirt et un short, apparaît dans son champ de vision. Il se dirige vers la chambre, attrape le sac et avance vers la salle de bain. Elle sort le bras, mais il garde volontaire le sac hors de portée.

« – T’as oublié quoiiiiiiiii ???….
   – Arrête de faire le gamin et file moi mon sac, je me pèle…
   – T’es nue, là-dedans ? J’peux voir ?
   – Alleeeeez, file le sac ! »

En riant, Marco finit par lui tendre. Elle agrippe l’objet comme si sa vie en dépendait en l’attire vers elle avant de claquer la porte.

« – J’ai vu un sein ! »

Natacha se tétanise. Il se moque d’elle ou il a vraiment vu sa poitrine ? Ecarlate, elle se demande si elle ne va pas passer la soirée là-dedans. Elle l’entend s’éloigner en s’esclaffant alors qu’elle sort sa serviette en claquant des dents. Elle s’essuie à la va-vite, enfile sous-vêtements, t-shirt et jean propres, et se résigne à sortir de la salle de bain.

 

***

Il allumait un feu quand elle lui a demandé son sac, elle le réalise maintenant qu’elle voit la flambée dans l’âtre. Dédaignant le canapé, elle s’agenouille directement au sol et tend ses doigts vers le feu. La dizaine de minutes à grelotter dans la salle de bain l’a frigorifiée. Marco vient s’installer à côté d’elle, lui tendant une bière.

« – J’ai mis les pommes de terre à cuire, pour l’aligot. J’espère que tu as faim. »

Natacha se demande si le choix du repas est une bonne ou une mauvaise chose. L’idée de puer bientôt l’ail pourrait lui couper toute envie de faire des folies. Marco, fixant du regard le feu, n’attend pas sa réponse pour continuer.

« –   C’est pas cool pour Greg et Anna, qu’ils soit coincés avec le p’tit… mais je suis content d’être là avec toi.
   –   Moi aussi, j’ai passé une bonne après-midi, la voie était chouette.
  –   Non, je ne suis pas sûr que tu comprennes… Je suis content d’être là, avec toi. Seul.
  –  Oh… »

Il détourne le regard du feu, pour le poser sur le profil de Natacha. Elle fait mine d’être hypnotisée par les flammes, trop effrayée par ce qui pourrait se passer si elle tournait la tête ne serait-ce qu’une seconde. Voyant qu’elle ne réagit pas, Marco baisse la tête.

«  – Bien sûr, je réalise que j’ai presque l’âge d’être ton père et que tu dois être à mille lieues de…
    – Oh non ! » s’empresse de le détromper la jeune femme. Instinctivement, elle se retourne vers lui. « J’y ai pensé, quelques fois, moi aussi… » admet-elle.

« – Tu connais ma situation, nous en avons déjà parlé, je ne peux rien te promettre… »

Elle le regarde et penche la tête de côté. Il a l’air sincère. Après tout, n’est-ce pas mieux d’être prévenue dès le départ que l’aventure sera sans lendemain, plutôt que d’attendre à côté du téléphone ? Elle penche son buste en avant, jusqu’à être tout près, et pose timidement ses lèvres sur celle du moniteur d’escalade. Il répond à son baiser. Sans cesser de l’embrasser, Marco lui prend sa bouteille de bière des mains et la pose avec la sienne sur la table basse. Puis il l’enlace et commence à faire courir ses mains le long de sa colonne vertébrale, lui déclenchant un soupir. Natacha écrase ses seins contre son torse et leur étreinte devient plus passionnée. Il fouille sa bouche de la langue, mordille sa lèvre inférieure, tout en glissant ses mains calleuses dans ce qui reste de sa natte africaine. Elle caresse son visage, puis descend le long de son cou. Ah, ces trapèzes, ces deltoïdes, ces biceps, qu’elle a eu tant de fois envie d’attraper, de malaxer… Ces dorsaux et ces fessiers, qui sont aussi fermes qu’ils en avaient l’air… Ces abdominaux, qu’elle pourrait compter les yeux fermés, parfaitement dessinés… Elle fait courir ses mains partout où ses yeux se sont promenés maintes et maintes fois ces derniers mois. Impatiente, elle lui arrache son t-shirt. Le moment où il doit se dégager de l’encolure du vêtement est le seul où elle tolère que leurs bouches soient séparées. Voracement, elle se rejette sur lui. Envolés, les scrupules pour la compagne, la différence d’âge et le fait qu’ils font partie du même club d’escalade. Elle le veut, là, maintenant, devant ce feu de cheminée, au milieu des montagnes. Il lui arrache son top également et, de deux doigts, fait sauter les agrafes de son soutien-gorge. Il libère ses seins, jette le sous-vêtement au loin et commence à la caresser, avant de pousser un petit gémissement de surprise.

« – Qu’est-ce qu’il y a ? Quelque chose ne va pas ? »
Il sourit et secoue la tête.

« – Non, c’est juste qu’ils sont si… fermes ! C’est la première fois que je touche une grimpeuse, je crois… Je ne m’y attendais pas. Tu es aussi ferme de partout ? » continue-t-il d’un air fripon. Elle rit.
« Vérifie par toi-même ! »

Il recommence aussitôt à l’embrasser et fait courir ses lèvres le long de son cou, jusqu’à son décolleté. Alors qu’elle frissonne en attendant qu’il embrasse ses seins, il se redresse, la prend dans ses bras et la fait basculer pour la coucher sur le dos. Elle grimace à cause de la température du carrelage. Il attrape le plaid sur le canapé, le déroule et l’aide à s’installer dessus. Il en profite pour ouvrir le bouton de son jean et la fermeture éclair. Il fait glisser sans mal le pantalon le long de ses jambes. La voilà allongée, offerte dans sa culotte en coton noir, qui met en valeur son bronzage. Il la regarde quelques instants, de ce regard vert qui transperce l’âme. Elle soutient son regard, décidée. Il ôte alors son short et son slip, d’un seul geste, dévoilant une magnifique érection. Elle retient sa respiration, se disant qu’il est encore temps de dire stop. Mais non, elle n’a pas envie de l’arrêter. Elle le voit pourtant se lever et se diriger vers sa chambre. Elle reste plantée là, sur son plaid, se demandant s’il reviendra. Deux minutes après, il est de retour, une boite de préservatifs dans la main.

« – Tu es bien prévoyant… » siffle-t-elle, déçue que ce soit si téléphoné.

Il baisse les yeux, gêné.

«  – L’espoir fait vivre… j’ai acheté cette boite le lendemain de ton premier jour au club. »

Le silence qui suit est déroutant. Il semble sincère, agenouillé dans le plus simple appareil, fixant le sol comme un gamin qui aurait fait une bêtise. Elle décide de passer outre, de ne pas gâcher ce moment en ce demandant exactement ce que signifie cette boite, depuis quand il l’a, si elle a servi avec d’autres. Elle se redresse et prend par surprise son membre qui commençait à mollir. Marco sursaute. Avec des gestes tendres, elle lui redonne de la vigueur, avant de le prendre en bouche. De la langue, elle le découvre, chaque centimètre de peau, chaque pli, chaque veine. Les dents protégées par ses lèvres, elle achève de le décalotter. Il se dégage de sa bouche, la rallonge au sol, pivote, et commence à lui faire un cunnilingus, lui laissant la possibilité de lui rendre la pareille simultanément. Elle hésite quelques instants, tant la caresse est agréable. Il la lèche consciencieusement, régulièrement, mettant la pression idéale dans ses coups de langue, faisant aller et venir ses doigts le long de ses orifices. Quand elle se décide à attraper de la main droite son pénis, il la pénètre avec deux doigts. Elle commence à le branler vigoureusement, pour accorder leurs rythmes. Il accentue la pression de la langue et, la sentant se crisper sous ses doigts, accélère le mouvement, lui offrant un orgasme fulgurant. Il ralentit progressivement ses caresses, avant de cesser totalement de la toucher. Se redressant, il se glisse contre elle.

« – Déjà ?
– Célibataire depuis plusieurs mois », murmure-t-elle en guise d’excuse, les yeux clos et le sourire aux lèvres. Il rit et lui embrasse les cheveux. Elle lui caresse négligemment le pénis, toujours au garde à vous, et s’avance pour l’embrasser. Il répond à son baiser fougueusement, en faisant courir ses mains le long de son corps. Il recommence à faire des ronds dans son vagin avec ses doigts, en appuyant avec la partie charnue de sa paume contre son clitoris, encore sensible. Toujours excitée, elle frotte son bassin à cette main qui semble si bien connaître ses réactions. Il s’écarte, attrape un préservatif dont il déchire l’emballage et qu’il enfile d’un tour de main. Puis, il bascule sur elle, en missionnaire, et la pénètre lentement, centimètre par centimètre, la remplissant intégralement, lui coupant le souffle. Il ressort et s’enfonce d’un coup, sans ménagement. La troisième poussée est plus douce, plus intime, comme s’il voulait se mélanger à elle. La quatrième, rapide et profonde. Elle ne sait plus ce qu’il fait, il change sans cesse de rythme, elle a l’impression qu’ils sont plusieurs à lui faire l’amour, à la pénétrer, de toutes les manières possibles et imaginables, tendrement et passionnément à la fois. Et là, elle sent qu’il tape sur son point G. Elle ouvre grand les yeux, le regarde et lui fait un signe de la tête, incapable de prononcer un son. Il comprend et maintient la position et l’angle d’inclinaison. En accélérant le mouvement, il la regarde rougir à nouveau : les joues, le décolleté, les lèvres… Quand elle s’envole encore une fois au septième ciel, il donne la dernière accélération pour l’accompagner vers les étoiles.

 

 

***

Natacha est toujours sur le dos, devant le feu qu’elle regarde danser depuis déjà quelques minutes. Marco l’écrase un peu, allongé sur elle, la tête entre les seins, mais elle ne voudrait bouger pour rien au monde. Elle lui caresse les cheveux doucement. Quand tout à coup, il se redresse.

« – Merde, les patates ! »

Il se lève, et, nu, court enlever la casserole de la plaque chauffante. Il jure encore une fois. Visiblement, l’eau s’est évaporée et les pommes de terre ont brûlé.

« – Bon, ben, je crois que l’aligot, ça sera pour une prochaine fois. Il reste le jambon, et les fruits. Ca ne te dérange pas ? »

Natacha sourit. Non, cela ne la dérange pas. Elle n’aura qu’une nuit avec lui, alors, autant ne pas la gâcher en puant l’ail.

 

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Auteur : Aurore Baie

J'aime écrire. A vrai dire, c'est mon métier. Mais on écrit pas toujours ce qu'on l'on veut, au boulot. Alors je m'offre ici une salle de jeu... Bienvenue dans mon recueil de nouvelles érotiques! Il va sans dire que tous les textes publiés ici sont des créations originales... Pas touche sans accord ! Merci !

4 réflexions sur « En bonne voie »

    1. Merci 😉 une contribution de lecteur, qui voulait que j’écrive d’après quelques éléments… N’hésitez pas, si le cœur vous en dit ! Fantasme ou souvenir, je rédige, il me suffit juste d’avoir quelques détails envoyés à aurore.baie@gmail.com

  1. J’ai aussi bien aimé cette histoire là ! Mon imagination est guidée avec ce qu’il faut de liberté, merci !!

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