Bretelles

Cette nouvelle est un petit défi, lancé par une amie suite à cette jolie photo qu’elle avait postée et que j’ai trouvé, ma foi, fort inspirante… En espérant, ma belle, que je l’ai relevé dignement 😉

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Il la regarde poser son sac, accrocher son manteau sur la patère de l’entrée et retirer ses talons. Elle semble fatiguée.
– Dure journée ?
– Atroce. La réunion du comité de direction s’est éternisée. Je déteste ces vieux machos qui pensent avoir la science infuse et passent des heures à couper des cheveux en quatre.
La jolie brunette qui partage sa vie continue de râler, en passant de la cuisine, pour se servir un verre d’eau qu’elle avale cul sec, à la chambre. Elle baisse les bretelles de son pantalon taille haute noir à rayures et s’attaque aux boutons de sa chemise blanche.
– Non mais tu te rends compte, ils coupent le budget en deux et se plaignent ensuite que le prestataire ne tienne plus ses délais !
Adossé à l’embrasure de la porte, il la regarde faire. Ses mots flottent dans l’air, mais il n’écoute que d’une oreille. Il faut dire que Pauline, après avoir laissé choir sa chemise, vient de dégrafer son soutien-gorge. Ses seins retombent légèrement, heureux de retrouver leur liberté. C’est un péché, pour lui, d’enfermer ces deux merveilles toute la journée, même dans la plus jolie des dentelles. C’est pour ça qu’il aime particulièrement les week-ends paresseux, quand elle déambule toute la journée à poil ou en pyjama, et qu’il peut les observer se balancer à chaque mouvement. Ses merveilleux seins ronds, lourds, blancs. Elle s’en plaint parfois, parce qu’elle trouve que les hommes ont du mal à la prendre au sérieux dès qu’elle met un haut moulant ou échancré. Mais il est persuadé qu’elle sait pertinemment qu’elle pourrait conquérir le monde avec une telle paire.
– … Alors je lui ai dit qu’il était hors de question que je demande ça à mon équipe. Non mais, il est pas bien, lui…
Pauline commence à défaire les boutons de son pantalon mais s’arrête dans son geste.
– Fred… tu m’écoutes ou tu mates ?
– Je peux faire les deux, hein.
– Visiblement non.
Pauline remet ses bretelles d’un coup sec, tentant ainsi de dissimuler ses tétons dont les aréoles dépassent pourtant. Le spectacle est charmant. Fred ne peut s’empêcher de sourire.
– Allez, file de là, petit voyeur.
Si Pauline feint l’énervement, il remarque son sourire en coin. Sourire qui s’élargit alors qu’elle croise les bras sous la poitrine, rendant ses seins plus ronds et plus désirables encore.
– Et si je ne veux pas ?
L’homme s’avance comme un félin, pour l’écraser de toute sa hauteur. Même s’il ne mesure que 15 cm de plus qu’elle, il sait se faire plus grand, plus carré, plus dominant. Et ça ne manque jamais de tremper irrémédiablement la culotte de Pauline. Elle se sent tout de suite plus fragile, moins arrogante, plus soumise. Alors que ses joues rosissent, que ses épaules s’affaissent et que ses bras retombent le long du corps, il sait qu’elle est à point. Il tend le doigt pour suivre la marque qu’a laissé son soutien-gorge entre ses seins, et la suit jusque sous l’aisselle. Ses pointes s’érigent aussitôt. Elle baisse les yeux.
– À genoux.
Elle le regarde, interloquée.
– Je ne me déshabille pas, d’abord ?
Il lui sourit.
– Non. Tu gardes ton pantalon. Je ne sais pas ce que je trouve le plus bandant. Le fait qu’il t’aille aussi bien… ou, qu’ainsi, tu ne pourras pas te toucher. Je vais t’apprendre, à me traiter de voyeur.
Elle soupire, mais s’exécute. Tout ceci n’est qu’un jeu de rôle. Ou un art de vivre. Tout dépend des jours, et des envies.
– Les mains dans le dos.
Il n’a pas fini sa phrase qu’elle entremêle ses doigts sur ses reins et tend la langue. Cela fait suffisamment longtemps qu’ils se pratiquent tous les deux pour qu’elle connaisse ses préférences, mais recevoir un ordre la met toujours dans le même état : sa température augmente d’un coup, son ventre se tord de manière incontrôlable. Elle regrette que son pantalon soit aussi moulant et lui serre l’entrejambe. Cela va devenir rapidement inconfortable, avec l’excitation.
Il sort son sexe de son jean et se branle par petits coups saccadés sous son nez, pour lui faire atteindre sa taille maximum. Puis il lui caresse le visage avec, titille sa langue avec le gland, recule prestement si elle tente  de le happer sans en avoir l’autorisation. Ils jouent au chat et à la souris quelques minutes, elle les yeux levés vers lui et suppliante, et lui, le regard dur de l’homme qui utilise sa femme comme un objet de plaisir.
– Lèche. Mais attention. Juste avec la langue.
Alors, elle tend le cou, lape ce qu’il laisse à sa portée. Parfois, il soulève sa queue pour lui présenter ses boules, qu’elle embrasse et suce doucement, avant de se prendre une biffle pour ne pas avoir utiliser uniquement le bout de sa langue. Puis il passe les doigts dans ses cheveux, l’attire à lui. Elle ouvre grande la bouche, se laisse baiser ainsi. Il s’enfonce profondément, lui coupant parfois la respiration, avant de se retirer brutalement et de s’enfoncer à nouveau. Elle est aguerrie à la pratique, sait gérer ses haut-le-cœur, les mouvements un peu brutaux qui pourraient la déséquilibrer, surtout sans l’usage de ses mains. Elle pense que sa vie est étrange : il y a à peine deux heures, elle était une super working girl respectée, qui défendait bec et ongles son équipe et son secteur, et là, elle est baisée comme poupée gonflable. Et elle en gémit de plaisir, se sentant ainsi dépossédée de toute volonté propre, salope à disposition adorant sa position.
– Le lit. Sur le dos.
Les ordres secs lui font l’effet d’un coup de cravache et elle se dépêche d’obéir. Du coin de l’œil, elle le voit ouvrir le tiroir de sa table de nuit et en sortir un tube. Puis il s’assoit sur son ventre et en fait sauter le bouchon. Une giclée de lubrifiant froid la fait frissonner. Il la regarde droit dans les yeux tout en étalant le gel visqueux entre les seins, puis dégage les tétons des bretelles, pour les pincer. Pauline en a le souffle coupé et a l’impression que ses bouts sont reliés directement à son clitoris. Elle ne peut s’empêcher d’onduler, ce qui a pour conséquence immédiate de se prendre une petite gifle sur chacun des seins. Un rappel à l’ordre : elle n’est pas ici pour prendre du plaisir.
– Rassemble tes seins.
Il glisse sa queue entre les deux globes réunis et plonge son regard dans le sien. Puis, en appui sur ses bras, il commence les aller-retours, de plus en plus rapidement, alors qu’elle maintient ses seins comme elle peut pour lui procurer un fourreau serré. Ils ne se quittent pas des yeux pendant de longues minutes, alors qu’il prend son plaisir. Elle aussi, du reste. Un plaisir cérébral, animal, qui la fait haleter. Enfin, dans un dernier râle, il ferme les yeux et décharge en longs jets sur sa poitrine, son cou, son menton. Elle tend la langue pour lécher les quelques gouttes encore présentes sur son gland, lui provoquant des frissons. Quelques instants s’écoulent sans bouger, où ils reprennent leur respiration, alors que le sperme glisse lentement vers son dos, ses omoplates, s’emprisonne dans ses cheveux. Puis, il rouvre les yeux, l’embrasse sur le nez et se dégage. Le dominant disparaît alors que le chéri tend la main vers la boite de mouchoirs pour s’en saisir. Il l’essuie sommairement.
– Je vais te faire couler un bain et ensuite, je m’attelle au repas, pour que tu n’aies plus qu’à te glisser les pieds sous la table. Et maintenant que j’ai l’esprit tranquille, tu pourras me raconter ta journée. Promis, je t’écouterai attentivement.
Il se rajuste prestement et quitte la pièce. Pauline achève de s’essuyer et se redresse. Tout en enlevant son pantalon, elle se dit à nouveau que sa vie est bien étrange. Et parfaite, telle qu’elle est.

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